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vendredi, octobre 10, 2008

Let it be....



J'me doute bien que ça va avoir l'air un peu fou
Mais depuis le show d'un des Beatles cet été,
J'feel plus pareille, comme une cassure entre l'avant et l'après,
Comme si d'entendre live certaines paroles de chansons
Avait changé ma perspective sur pleins d'aspect de ma vie...

Pas comme groupie bien sûr,
En fait, cela a ouvert les valves d'une immense tristesse
Quelque chose en dedans de moi qui a lâché prise,
Qui a pris ses jambes à son cou, pour v'nir
Se lover tout au fond de mon coeur...

J'comprends pas c'est quoi,
J'sais pas d'où cela vient
C'est comme un ultrason qui a fait éclater en morceaux
L'espèce de vitre de protection qu'j'avais placé autour de moi,
Comme si depuis ce temps j'étais nue sous les nuages...

Avant, j'aurais niée comme devant un juge,
Jamais j'en aurais parlé,
Ne serait-ce que par peur d'adopter un ton plaintif,
D'avoir l'air de me plaindre le ventre plein
Chose que je déteste par-dessus tout...

J'me plains pas, j'suis juste triste
Est-ce que je me pleure?
Des souvenirs qui remontent à la surface?
J'sais vraiment pas,
J'arrive pas à trouver le fil du début...

C'comme un paquet de vieilles cordes toutes emmêlées,
Tu tires sur une en croyant avoir trouvé le filon
Mais il ne mène qu'à un autre bout de fils,
Début ou fin, tu ne peux mettre le doigt dessus
Moi qui croyait avoir fait de la belle ouvrage sur mon moi-même...

C'est à recommencer du tout début on dirait bien.
La tristesse s'installe dans ton meilleur fauteuil
Et comme une amitié particulière, elle s'incruste jusqu'au souper,
Campe sur le divan en mangeant ton popcorn
Et finit la boîte de céréales au petit déjeuner...

J'image, j'la rends quasiment visible devant mes yeux
Mais malheureusement elle n'a pas de visage,
Comme les vieilles chansons, elle a toujours été là
Il y a que je ne m'en souvenais plus
Elle dormait en quelque part au fond de moi...

J'suis même pas tenté de le prendre négativement,
Ça bouillonne au dedans,
Mais j'sais pas trop quelle mixture va en ressortir,
J'arrive difficilement à placer les mots un à la suite de l'autre,
Comme s'ils faisaient partie prenante de pleins d'histoires différentes...

J'me laisse porter par le vent quotidien
Comme bien d'autres gens le font,
Et le temps passe et repasse en se moquant du tout,
C'est un des seuls thèmes où je m'entends bien avec moi-même
Sur ce temps, qui à la longue, rend les choses un peu floues...

Ce temps qui devient rare, qu'tu te sens mal de gaspiller,
Où tu devrais tenter de faire de grandes choses
Pour tenter de te justifier d'exister,
Et que finalement tu gaspilles sur des petits riens
Comme si l'horloge ne devait jamais s'arrêter...

Pas mal tout le monde passe par là un moment donné,
À se demander c'quoi le but dans tout ça?
Après avoir faire mettre x nombre d'années tes pneus d'hiver,
Avoir écouté mille et une chansons, fait l'amour sans la guerre, etc
Tous ces gestes quotidiens qui avec le recul deviennent si répétitifs...

J'aime bien lire des résultats sur le nombres d'heures
Pendant lesquelles, dans ta vie, tu as dormi, mangé, regardé la télé, etc..
J'essaie, pour m'amuser, de calculer le nombre d'heures
Que j'ai pu passer à me poser des questions,
Définitivement plus longuement que le temps où j'ai pu trouver réponse à de quoi...

Et c'est peut-être bien ça qui m'a tant frappé dans ce show,
Entendre le même gars, qui pendant mon enfance chantait les mêmes chansons,
Hallucinant de penser à tout ce temps qui s'est déroulé
Dont j'ai vécu chaque minute et que lui a résumé
Le temps de 20 chansons...

C'est comme d'un profond ridicule quand tu y penses,
Et comme j'suis questionneuse de nature,
Depuis cette nuit-là, je fais une Paulo Coelho de moi-même,
En m'demandant ce qui serait arrivé si j'avais choisit d'autres croisées de chemin,
Et si je suis pas encore dans le désert au loin à chercher le trésor...



Revenir cent fois sur ses pas fait que tu ne vas pas bien loin,
Et en quelque part j'n'en ai jamais eu le goût non plus,
J'suis plus une contemplative qui est bien dans ses pantoufles,
Préférant de loin regarder les autres se démener dans leurs Tours de Babel
Pendant que j'essaie de comprendre pourquoi...

Bref, il y a de quoi qui s'est passé en moi pendant ce show,
C'comme un cercle qui s'est refermé sur lui-même,
Faire la paix avec son enfance laisse souvent des meurtrissures,
Il n'en tient qu'à moi de les laisser guérir
Et à partir de maintenant de regarder par en avant...

Même si je ne suis pas trop certaine de ce que ça comprends...


Tube...there will be an answer... let it be.

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