Maudite boucane....

Petits pas par petits pas
On peut s'enfoncer jusqu'au fond des bois,
Petits pas par petits pas
On peut monter en haut des tours...
S'agit quelquefois juste
D'une fraction de seconde,
Ou encore d'un rêve que l'on fait
Pour changer du tout au tout...
Du moins dans le monde bordeline
Dans lequel je vis depuis toujours,
Celui qui se retrouve dans les Tours de Babel
Tout comme celui qui occupe les déserts...
La fumée se décompose pour un rien,
Partant en voletant ici et là
J'essaie de la retenir du mieux que je peux,
Mais souvent le champignon finit en boucane...
J'ai peur d'écrire tant la tristesse me sort par les pores de peau,
Et en même temps je suis tentée de le faire
Cherchant, tout comme vous, raison pour tout ceci,
La nostalgie faisant toujours de meilleurs rimes...
J'me sens contagieuse et j'me cache
Dans tous les trous possibles,
Je respire le bon air, me laise chauffer par le soleil
Et ne trouve pas raisons pour ce genre de déprime...
C'est juste là en moi, en vous possiblement aussi,
Peut-être est-ce pour cela que certains
Me disent que mes écrits les remuent tout le temps,
Je fais tinter en vous cette voix qu'on ne veut pas entendre...
Parce que la vie est si courte, on évite les grands détours,
On coupe à travers bois en évitant les autoroutes
Pourquoi tentir de saisir la fumée de ses sentiments
Dans ce monde de fous, vraiment pollué de toutes les façons?...
C'est comme une telle perte de temps
Que de faire ce que je fais présentement,
Il doit bien y avoir un show, une émission
Une occupation quelconque qui me donnerait l'illusion d'exister...
Vous, vous faites quoi dans ces moments-là?
J'ai honte de sembler me plaindre
Alors que tant d'autres souffrent l'enfer,
Le vrai....et non celui doré de notre beau pays...soyons ironique quoi!
Il y en a tant dans ce monde que l'on dit moderne
Qui vivent leur vie comme une boucane en vitrine
On voit la trace qu'ils laissent
Mais elle part bien vite au moindre coup de vent...
Soyons stoiques et gardons la tristesse
Pour les moments sérieux, ceux qui la méritent,
Si tu te retrouves au chevet de ton enfant malade
Où encore au cimetière pour enterrer un être cher...
Les bobonnes de banlieue
Qui se désespèrent à trouver des réponses
Toutes seules en écrivent sur le net,
Ne sont qu'une dérision des vrais tourments...
On dit si tu n'as rien à dire .....tais-toi
Moi bien sûr, contrariante comme toujours,
Je choisis plutôt l'allée du surplus,
Parler, parler...il en restera toujours quelque chose...
Faire sortir le méchant parmi le reste,
Élucrubations d'une soir de fin d'été
En visionnant d'un oeil le soleil se coucher
Et en tentant d'éviter les écueils de trop s'écouter...
Que de mots inutiles ainsi laissés sans pudeur,
Celle que je souhaiterais avoir
Pour pouvoir continuer à toucher vos coeurs,
Au lieu de risquer de provoquer une dérision un peu moqueuse...
Celle qui fatalement finira par frapper
Les locutions dramatiquement emphasées que j'écris dernièrement,
Sur trois notes d'un trémolo un peu niais,
C'pourtant pas l'effet souhaité, croyez-moi...
Mais il semble que la besace des beaux mots
Se vide sur la rive avant même de pouvoir s'ouvrir
Sur c'que j'voudrais continuer à vous dire,
Les mots sont bloqués, sans que je sache pourquoi...
Parler de d'autres aux autres
Me semble tellement plus facile pourtant,
Je ressens des impressions fugaces
Et je tente de les mettre en mots qui font un sens, et voilà...
Mais quand je tombe dans la mare de mon propre marasme
Le soleil ne passe plus au-travers du feuillage,
Je ne sais comment m'expliquer au milieu du marécage
C't'un peu normal, puisque j'me comprends pas...
J'ai beau me fouetter l'enthousiasme sur tout ce qui passe
Ça retombe bien vite au neutre drabe,
Si je serais une couleur, j'serais d'un beige éteint
Ou encore d'la couleur du mur derrière moi...
Il y a des moments
Où ça se passe entre toi et toi,
Pas pour faire du me myself and I
Mais juste parc'qu'il y a juste toi pour pouvoir t'endurer...
La vie continue, le temps défile au fil de l'eau
Tu te retrouves sur une île
Malgré toi, mais à cause de toi,
Tu r'gardes la parade passer du regard de ton indifférence...
Tu te détache en 2 pièces distinctes,
Une qui joue la fille à ta place
Qui répond c'qu'on attends d'elle,
Et l'autre qui fait de l'ombre dans sa tête...
On en est tous un peu là non?
Dites oui pour m'encourager un peu,
Chacun sur sa p'tite île embrumée,
À faire semblant que tout va bien...
Tube.....

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