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dimanche, mai 25, 2008

Don't cry too loud because.....





J'crois pas être en train de rejouer la création des boutons à 4'trous ici dedans
C'est juste un petit trou noir dans l'ciel de l'internet,
Et j'aime autant ça d'même
Car j'adore cent fois mieux passer inaperçue...

C'n'est pas que ça me dérange que des gens passent lire ces quelques lignes
Moi-même un peu chaque jour j'me promène sur le même boardwalk,
C'est juste qu'après un truc comme les poèmes précédents
J'me sens comme une double identité...

Il y a moi dans la vie de tous les jours
Une bobonne parmi des millions d'autres,
Avec sa p'tite vie familiale somme toute assez tranquille
Et qui poste ses écrits ici avant d'se rendre à l'épicerie...

Et il y a l'espèce de vampire qui rode en moi
Pour s'emparer d'un bout d'la vie de chacun autour,
Faut pas me confier rien, faites attention
J'vire tout ça dans ma tête et j'ponds du texte avec vos tripes...

Bon, vous allez dire que j'exagère
À peine j'vous dirais...à peine
J'fais juste entendre que l'amie d'un ami souffre d'un problème
Et trois jours après c'est comme si je lisais dans sa tête...

Qu'autour de moi on se laisse, on se quitte,
Et me voilà à pleurer une peine que je n'ai pas,
Comme si de les lire ou de les entendre
Faisait qu'ils ressurgissent en mots dans mon cerveau...

C'quand même pas normal j'vous dirais
Assez, juste assez en tk, pour me sentir mal à l'aise,
Avoir un peu honte de vampiriser la souffrance d'amis, de connaissances
En m'accaparant ainsi d'leur vie et en plaçant des propos imaginaires dans leurs têtes...

On parlera de grande sensibilité, d'empathie extra, etc
Et bla-bla et bla-bla...
Mais ça me donne surtout l'impression de n'avoir tellement pas d'vie
Que de me glisser ainsi, silencieuse dans celles des autres...

Certains, plus directs, diraient plutôt
Que j'suis pas assez folle pour être enfermée mais pas loin,
Et j'ne peux leurs donner vraiment torts,
J'devrais être à faire ma comptabilité ou mes planchers au lieu de divaguer ainsi...

J'peux bénéficier de l'étiquette d'excentrique ou de bizarre
Vu qu'aujourd'hui plus grand monde s'étonne de grand chose,
Mais j'aime autant pas penser à c'qui me serait arrivé dans l'temps de Salem ou dans les années '30
D'aimer jouer ainsi avec les maux des autres en y plaçant mes mots...ischh...

Pourquoi la souffrance des autres m'attire autant?
Comment ça se fait que j'la bois comme du p'tit lait?
Elle semble rejoindre celle que j'ai toujours d'enfouie quelque part
Même si au grand jour je ne m'en vois plus...

On guérit de tout à la longue, j'en demeure convaincue,
Il reste possiblement des sensibilités plus vives
Chez certains que chez d'autres
Et c'est ce qui doit se passer me concernant j'imagine...

Je lis depuis toujours de la poésie,
Et j'ai quelquefois tenté de reproduire dans ma saveur
Ces poèmes, tous si bien rythmés, à la rime chantante
Mais sans réellement y parvenir...

J'ai depuis longtemps mis aux poubelles
Ces essais médiocres du temps de l'écriture sur papier,
Je les envie ceux-là qui font rimer la lune et les petits oursons
Chez moi les teddybears ont été plus que des monstres en papier, tapis au fond des garde-robes...

Tout comme on suivit par après les idées de grandeur
De publier un jour quelques uns de mes écrits,
Qui a besoin de lire plus de douleur qu'il n'en connaît déjà
Le tout écrit en plus à la va comme je te pousse?...

On ressent, on réagit quand on me lit... dit-on...
Mais cela ne vs dérange donc pas
Que cela soit de la douleur empruntée
Trouvée en catimini dans le coeur des autres?...

Personne ne m'a quitté, c'est toujours moi qui est partit,
Et pourtant quand j'écris, j'me sens vide
J'éprouve une solitude, même si mon amour dort à côté,
J'me sens perdue comme après les histoires d'amour...

Même entourée des miens, j'vis seule dans ma tête
Il y a des démangeaisons de douleur qui court dans mon cerveau,
Les mots sortent d'j'ne sais où, inspirée par d'autres
Mais qui trouvent preneur dans mon p'tit coeur...

Alors, faites attention d'ne pas crier trop fort,
Faut taire vos douleurs quand j'suis autour,
Car j'sors mes crocs pour mordre dedans vos coeurs
En espérant quand même vs en soulager autant que faire se peut.....


Tube...un peu gênée..

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Bonjour, ces mots m'ont interpellé. C'est dans le regard des autres que nous tentons de connaitre notre propre Moi.