compteur web

vendredi, décembre 28, 2007

No more fear.......or fear no more?




C'est drôle mais quand j'ai vu cette photo
En un instant j'ai revue une partie de mon enfance,
Vivre dans les valises faisait un peu partie du décor
Du couvent à la maison, de la maison chez mamie, de chez elle à ailleurs...

J'accepte qu'en quelque part cela a marqué ma personnalité,
Se sentir rejetée, abandonnée ainsi laisse des traces,
On dit aux enfants où ils doivent aller mais bien peu souvent on leur explique pourquoi,
Et bien rarement on pense à leur dire qu'ils n'en sont pas responsables...

C'est un peu comme les gens qui sont déracinés enfants,
Déracinés d'un monde qu'ils croyaient solides
Mais qui tout à coup, disparaît pour laisser place à l'inconnu,
Un inconnu qui fait peur, qui angoisse....

On s'adapte à tout, même l'incommensurable
Lorsque tu es ti-cul, c'est les adultes qui sont fous,
Mais tu demeures toujours convaincu d'être le coupable
Celui ou celle trop tannant pour être aimé...

Bien sûr, beaucoup sont logés à pire enseigne
Et il ne s'agit pas de chercher à faire un point sur eux,
C'était ainsi, des faits basés sur des souvenirs
Qui ressortent sans que l'on demande pour...

Mais veut, veut pas, ils ont laissé des traces,
Surtout dans mes rapports avec les autres,
J'ai abandonné afin d'éviter de l'être,
Tout comme j'ai étiré des situations pour éviter de le faire à quelqu'un d'autre...

On n'ose pas revendiquer de peur de déplaire
On place le masque de l'indifférence
Rien ne me dérange, rien ne me blesse,
Ou encore on devient sauvage et on s'isole pour éviter un autre départ...

C'est pourtant normal, ils font partie de la trame d'une vie
Mais la nôtre est tissée d'un fil trop fragile,
Comme un tissu qui laisse passer la lumière,
Une absence et on se pense indésirable pour le reste de notre vie...

Une secousse causé par un rejet quelconque
Et la côte demeure difficile à remonter
Pendant très longtemps, plus je sentais qu'une personne importait pour moi
Et plus j'étais sauvage pour l'éloigner....juste par peur...

La peur est ce qui demeure le plus longtemps versus notre enfance
Elle se loge au creux du ventre, elle s'accroche aux tripes
Portant tous les visages des monstres du garde-robe
Elle devient parfois la peur d'avoir peur mais surtout la peur d'avoir mal...

Elle est si familière cette dernière peur
Qu'elle est la mère des pires scénarios
On peut bâtir un empire, être ce que l'on veut
Mais souvent elle ns sert de compagnon toute une vie quand même...

Les peurs portent toutes un nom, de la peur de l'avion à celle de mourir,
Mes je n'en connais pas pour les peurs qui gardent leurs emprises
Sur nos âmes de ti-culs, qui grandissent avec nous
Les peurs qui ns laissent fragiles comme une plume emportée par le vent...

J'hésite à me réjouir d'avoir finie par finir d'en venir à bout,
Car je crains de ressentir une certaine amertume
En constatant toutes ces années perdues en combat contre le vent,
Il y en a qui y mettent plus de temps que d'autres hélas...

On ne règle pas les peurs aussi facilement que les sudokus
Et les pannes du coeur durent parfois trop longtemps
Faut éviter de s'appesantir sur le champs de bataille
Car c'est une guerre qui a duré trop longtemps...

Difficile de regarder en avant sans plus avoir la peur de regarder derrière,
Manque d'habitude, manque de confiance en nos capacités
Tourner la page sans plus ressentir l'impulsion d'y laisser un signet
Ça change pas le monde....mais ça fait du bien..tellement de bien...il n'y a pas de petit combat...

Tube.....qui va finir par finir de grandir...

Aucun commentaire: