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dimanche, juin 18, 2006

Fille de ville, fille de champs.......



Une journée torride comme ce dimanche
Me ramène aux étés chez ma mamie,
On allait sauter dans la rivière l'Assomption
Qui dans ce temps-là était encore potable,
Et par après on allait dans la grange de grand-père
Pour s'étendre dans le foin et laisser s'écouler le temps....

J'ai encore la sensation de piquement sur ma peau
Ça craquait sous nos fesses, ça sentait drôle
En tk, on était loin des senteurs de ville,
On jouait aux épopées de cape et d'épée,
Mes cousins et les amis qui traînaient là
Avaient des épées fait avec des vieux pieux de clôture,
Moi bien sûr, seule fille, je faisais la princesse ...

Somme princesse avec son petit maillot deux pièces
Au fond de culotte usé par les roches de la rivière,
Avec des frous-frous super laids à la taille
Dont je tirais les fils un à un lorsqu'ainsi
J'attendais que l'on me sauve du dernier dragon,
Ou encore que le robin des bois de la journée
Finisse sa tournée des voleurs pour venir voir sa Marianne....

Le temps était suspendu dans cette grange
Quand en gang on accrochait des vieux rideaux de mamie,
Pour se faire une so-so scène de théâtre
Entre deux montants des enclos vides de chevaux,
Scènes de vie sans spectateurs sauf mamie quelquefois,
On imitait les grands quand ils oublient qu'ils ont été petits,
On jouait au père et à la mère aussi parfois,
Quelquefois on me laissait faire le professeur
Et ces crancres adorables faisaient semblant d'écrire
En lettres carrées dans des cahiers invisibles....

Seul habitant régulier de ce haut-lieux de nos forbanteries
Il y avait le cheval de grand-père à qui j'apportais des carottes
Pour qu'il me laisse lui faire des tresses semblables aux miennes dans la crinière,
Haut comme un immeuble, usé par le temps le pauvre,
Il représentait quand même, décoré de mes rubans de tresses
Le plus bel animal de la création que j'avais vu,
Il était tellement gentil, je crois que si je lui avais demandé
Il m'aurait amené jusqu'au bout du monde, petite sauterelle sur son large dos.....
J'vous jure que j'en étais convaincue...
Je m'imaginais avec une grande robe blanche sans oublier le large chapeau,
Trotter fièrement jusqu'au centre du village pour débuter
Mon long voyage qui je le croyais me prendrait toute une vie,
J'avais bien sûr un dernier regard attendrie vers ma mamie
Et tous mes cousins et amis venus pour l'occasion
Saluer la plus grande petite aventurière de tous les temps...

Après ces rêveries, quand les cousins étaient tannés de leurs jeux plates de guerre,
On allait têter des casseaux à ma mamie et on partait dans les champs
Pour la cueuillette du petit fruit du moment, framboises, mûres, etc....
Ils se rendaient sans merci à nos mains voraces
Mais passaient peu de temps dans le fond du casseau,
La plupart du temps c'était finalement diverses bibittes
Qui faisaient le voyage de retour emprisonnées dans les casseaux,
Les fameuses sauterelles qui les pauvres étaient sensé donner du miel,
Diverses grosseurs de grenouilles, des criquets quand on réussissait à les attraper.......
Un fois mon criquet s'était échappé dans la maison
Et grand-père a faillit devenir fou à tenter de le localiser
On entrait vider les pots de cool-aid et on s'affalait à l'abri sous la large galerie
Pour se gorger de melons ou de pommes pommettes sûres volées dans les arbres des voisins....

La fin de semaine, le reste de la famille descendaient ns voir
Alors grand-père et les oncles sortaient les grandes tables dehors
Et mamie, entourée des filles de la famille , étalait sur la nappe
Les merveilles de son jardin, de bons légumes croquants et frais,
Une tante française apportait des terrines de foie gras ou de je ne me rappelle plus trop quoi au juste,
mais ça s'étalait merveilleusement bien sur le pain frais du boulanger du village.......
On demeurait là des heures et des heures il me semble,
Grand-père sortait son vin maison qui finissait d'assommer tout le monde.
Tout le monde se dispersait alors, les femmes sur la galerie
Quelques hommes et cousins couchés pour une sieste sous le grand saule,
Les plus braves nous accompagnaient à la rivière
Et leurs épaules nous servaient de tremplin pour plonger,
Et parmis nos rires, ça parlait jobs, gouvernements pourris ou nouvelles autos.....

Tout le monde repartit, le temps raccrochait son chapeau
Et les jours se suivaient, les vacances duraient plus longtemps que jamais,
C'était en un temps où on laissait de l'espace aux enfants,
Qu'on ne les parquait dans une cour de 50 par 100,
Où l'on n'éprouvait pas de culpabilité à ne pas passer tous nos loisirs
A vouloir absolument meubler chaque pouce carré des minutes de leurs vacances,
Où ils avaient le temps, em masse de temps pour leur vie de ti-culs,
Je remercie le ciel d'avoir ces beaux souvenirs de vacances à la campagne,
Au lieu du macadam concassé de la ruelle des rues de la Ville,
Chaque fois qu'il fait de ces chaleurs torrides, il me revient
Un senteur de foin, une brise qui ns séchait de la baignade,
J'm'ennuie de la rivière et du vieux cheval de grand-père,
Fille de ville beaucoup plus que fille des champs
J'y ai quand même vécue de superbes moments
Composés de rien et de tout en même temps,
Quand le temps suspendait son vol uniquement pour nous......


Tube.....:)

1 commentaire:

Tube a dit...

Impulsion du moment, je sais pas trop pourquoi....je l,ai aussi placé sur le Bleu.......en espérant que le monde y rajoute leurs propres souvenirs......:)