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jeudi, janvier 05, 2006

Rêver d'être écrivain ou rêver d'écrire



Après une journée en dent de scie, ce soir mon esprit erre, impossible de lui démontrer l'importance d'un peu de tenue de sa part,il vagabonde et c'est l'école buissionnière chez les cellules. C'est peut-être le temps d'aborder un truc que j,avais écrit comme commentaire sur un autre blog et qu'un coup de tête déplacé de ma part m,a fait effacé. :).....

Bien souvent ce qui ns porte à écrire c'est la visualisation d'un livre qui porte notre nom sur la couverture et on va même quelquefois à imaginer quel dessin ou image on l'en décorerait et on se voit très bien le placer nous-même fièrement dans notre propre bibliothèque. Si la visualisation est un bon principe de battant, pour ns aider à parvenir au but dans un projet quelconque......possiblement, et ce n'est là que mon avis personnel, ça vaut ce que ça vaut, qu'au niveau de l'écriture ça demeure une erreur.

L'écriture est un travail solitaire....entre nous et le papier ou l'ordi c'est selon....un travail quotidien qui quelquefois ns voit avancer que de quelques lignes, ça ne s'écrit pas en 3 jrs, certains y ont mis des années avant de parvenir au mot fin. Alors la visualisation dans ce genre de travail de labeur peut avoir l'effet de créer de l'impatience, vu que le but est d'avoir le livre en main et cette impatience risque de nous faire lâcher cette écriture puisque la réalisation n'arrive pas. Et qui dit projet échoué, dit insécurité et la non-confiance en soi, en ses capacités qui risque de s'installer....car bien sûr si on aborde toujours la rédaction d'un livre par l'excitation de sa parution, on retombe probablement dans la même impatience et/ou découragement....ns convainquant tranquillement pas vite qu'on est incapable d'en écrire un au complet.

Si on peut visualiser plutôt sur l'écriture, l'importance qu'elle a pour ns on a plus de chance à mon avis de retirer du bienfait de l'exercice, quand un jour on place le mot fin........là il est temps de retourner au début et voir si ce document pourrait devenir un livre publiable mais pas avant......autrement dit il ne faut pas se voir "écrivain" mais plutôt en train "d'écrire".

ce n'est pas un marathon, si on se retrouve dans la situation de se dire, je ne sais pas combien de temps je vais durer.......c'est que l'on se met de la pression, on est en compétition avec soi-même ou avec d'autres....je sais pas chacun doit y aller à son propre rythme simplement....vaut peut-être mieux ne pas y aller juste quand cela nous tente mais quand même se fixer une certaine discipline....

ce qu'il y a à l'intérieur de nous, dans notre vécu, ce ne sont pas les mots d'un livre.......mais bien les émotions qui vont nous aider à mettre par écrit ce livre....les émotions.......faut partir de ses émotions....face à notre enfance, la vie, notre avenir, etc....

voilà comment le livre s'écrira........c'est en mettant nos tripes sur la table...pas d'autres moyens à mon avis, du moins pour le premier. On a chacun nos bibittes, pour certain c'est la rapidité de publication....pour d'autres c'est la peur de la publication, ce qui est mon cas.....à l'idée des répercussions personnelles que pourrait avoir la publicité de mon nom sur le couvert d'un bouquin....qu,on puisse me retracer ainsi, dans ma vie personnelle....outchhhhhh.........j,en fais des boutons....alors non seulement devrais-je me trouver une nouvelle inspiration autre que ce que j,ai déjà écrit, améliorer plein de petits défauts.......un coup le produit finit......il est fort probable que j'aurai à prendre une des décisions les plus difficiles de ma vie....espérant dans le fond, si je franchis le pas de la publication, demeurer le plus dans l'ombre possible.... :)

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